Planifier à l'avance et prendre des dispositions

La planification est essentielle

Version LSQ de ce chapitre
 

En tant que voyageur handicapé, vous ne devriez pas rencontrer d’obstacles dans vos déplacements.

Il est toujours recommandé de planifier vos déplacements avant de partir, et de savoir comment obtenir de l’aide en cours de route, si nécessaire. En planifiant tôt, vous obtiendrez plus de renseignements sur les options offertes, et le transporteur aura assez de temps pour vous fournir les services dont vous avez besoin.

Votre voyage sera plus facile et plus plaisant si vous êtes bien préparé. Voici trois étapes utiles :

  • déterminez vos besoins liés à votre handicap;
  • repérez les transporteurs qui répondront le mieux à vos besoins;
  • au moment de faire vos réservations, faites-vous confirmer par écrit les dispositions en matière d’accessibilité qui ont été convenues.

Trouver l’information

Version LSQ de ce chapitre
 

Il est toujours recommandé de recueillir les informations sur vos déplacements longtemps avant le jour du départ. Prenez vos renseignements auprès de votre agent de voyages ou du transporteur. Vous trouverez sur leur site Web et auprès de leurs employés du service à la clientèle des réponses à vos questions au sujet des services offerts en matière d’accessibilité qui pourraient vous convenir. Si vous avez besoin de ces renseignements dans un autre format autre que celui qui est offert, indiquez à votre transporteur le format qu’il vous faut. Par exemple, s’ils sont seulement en format papier, indiquez-leur si vous préférez une version en gros caractères, en braille ou en version électronique. Les grands fournisseurs de services de transport doivent également s’assurer que le support électronique qu’ils utilisent est compatible avec la technologie d’adaptation pour les personnes handicapées. De plus, si l’information est fournie sur support audio, ils doivent également l’offrir sur support visuel (et vice versa) si la personne handicapée en fait la demande. Pour plus d’information, consultez le document de l’OTC intitulé Guide sur les communications avec les personnes handicapées.

Il est souvent avantageux de comparer les services. Le réseau de transport du Canada est complexe, et la taille et les ressources des nombreux fournisseurs de services de transport sont différentes, donc les services varient, et certains ne sont pas offerts partout. Tous les transporteurs sont tenus de répondre aux besoins des voyageurs handicapés en prenant toutes les mesures possibles, mais certains sont mieux équipés que d’autres pour répondre à vos besoins particuliers. Posez des questions. Comparez les réponses. Vous pourrez ainsi être le meilleur maître de votre voyage

Voyager à l’extérieur du Canada

Version LSQ de ce chapitre
 

Nos conseils vous aideront également à planifier vos voyages à l’extérieur du pays. Toutefois, n’oubliez pas que les normes et les règles canadiennes ne s’appliquent généralement pas dans d’autres pays (même si l’OTC a parfois appliqué les normes et règles canadiennes à des transporteurs aériens menant leurs activités à l’extérieur du Canada). À certains endroits, les transports sont très accessibles, tandis qu’à d’autres, ils ne le sont pas.

Aide-mémoire : Votre passeport est évidemment un document essentiel pour les voyages à l’étranger, mais il vous faudra probablement d’autres documents, par exemple un visa, un certificat de santé et/ou une preuve de vaccination. Si vous emportez des médicaments avec vous, renseignez-vous sur les procédures en ce qui les concerne aux points de contrôle de sûreté. Il est recommandé que vous gardiez vos médicaments dans votre bagage de cabine pour l’avoir à portée de main durant vos déplacements, en cas de retard de vol ou encore si vos bagages sont perdus ou retardés.

Si vous vous déplacez avec un chien d’assistance, vous devriez toujours demander à l’avance quelles sont les règles et les restrictions à ce sujet, par exemple les éventuelles exigences de quarantaine et de licence pour le chien, qui pourraient être obligatoires dans le pays de destination. Il conviendrait également de demander si un certificat de santé international ou une preuve de vaccination de votre chien, ou les deux, sont exigés. Conservez sur vous les documents obligatoires concernant votre chien d’assistance, et ce, en tout temps pendant votre séjour dans un pays étranger..

Si vous envisagez de prendre un vol international et d’emporter une aide à la mobilité, votre compagnie aérienne doit vous offrir la possibilité de présenter une déclaration spéciale d’intérêt pour votre aide à la mobilité. Cette déclaration vous permet d’en indiquer la valeur monétaire et de la décrire dans le cas où elle serait endommagée, détruite ou perdue ou si, une fois que vous êtes arrivé à destination, elle ne vous est pas retournée dans les délais habituels. La déclaration spéciale d’intérêt est importante, car si vous n’en avez pas, les règles internationales s’appliqueront. Dans ces règles, les limites de responsabilité des transporteurs aériens sont plafonnées à un niveau bien inférieur à la valeur de la plupart des aides à la mobilité. Donc, si l’aide est perdue, endommagée ou détruite durant un voyage et que le voyageur n’a pas rempli la déclaration, il risque d’avoir seulement droit au remboursement d’une partie de la valeur de son aide à la mobilité. Consultez le site Web de votre compagnie aérienne pour en apprendre davantage à ce propos.

Remarque : Certains produits vendus sans ordonnance dans les pharmacies du Canada nécessitent une ordonnance dans d’autres pays, comme aux États Unis. Sans une ordonnance, il pourrait être interdit d’apporter ces produits dans le pays où vous allez.

Demandez avant de partir ce que vous avez ou n’avez pas le droit d’emporter. Par exemple, il pourrait y avoir des restrictions sur les types d’appareils d’oxygène permis et le nombre et le type de batteries pour les aides à la mobilité. Il pourrait également y avoir des restrictions sur les types d’animaux de soutien émotionnel qui peuvent vous accompagner dans vos déplacements, et des conditions sur la manière de les transporter. Informez-vous auprès de votre agence de voyages, de votre transporteur ou du gouvernement du pays que vous visiterez, ou consultez des publications de voyage et les divers sites Web.

Soyez maître grâce à votre plan

Version LSQ de ce chapitre
 

À partir des renseignements que vous avez réunis, il est temps de bâtir votre plan de voyage et de faire vos réservations, soit en passant par un agent de voyages, ou en le faisant directement auprès du transporteur, par téléphone ou en ligne.

Lorsque vous faites votre réservation directement auprès du transporteur, mentionnez votre handicap et expliquez vos besoins en matière d’accessibilité. Posez-lui des questions à propos des services et de l’équipement qu’il fournit qui pourront répondre à vos besoins. Vous pouvez également visiter son site Web pour obtenir plus d’information.

Si votre réservation est faite par l’entremise d’un agent de voyages ou d’un tiers, comme une compagnie en ligne qui vous permet de faire des recherches et de réserver un voyage, nous vous recommandons de communiquer directement avec votre transporteur pour confirmer que vos besoins en matière d’accessibilité ont été correctement transmis et qu’il est au courant des services que vous demandez pour répondre à vos besoins.

Préavis, renseignements et documents pour appuyer une demande de service

Version LSQ de ce chapitre
 

Si vous demandez des services en matière d’accessibilité auprès de votre transporteur, il est recommandé de lui donner un préavis aussi long que possible. Dans certains cas, il n’est pas nécessaire de fournir un préavis, mais les transporteurs ont l’obligation d’organiser la plupart des services pour vous lorsque vous lui donnez un préavis d’au moins 48 heures. Si vous donnez un avis de moins de 48 heures, ils devront faire des efforts raisonnables pour vous accommoder. Si un transporteur exige que vous lui fournissiez des renseignements ou des documents (par exemple, un certificat médical) pour pouvoir évaluer votre demande de service, un préavis allant jusqu’à 96 heures pourrait être exigé.

Remarque : Si vous donnez un préavis, mais que la période de préavis comprend des jours fériés ou de fin de semaine, le transporteur pourrait ne pas être en mesure d’achever son évaluation de votre demande de service; il pourrait donc ne pas être tenu de fournir le service demandé. Il est donc important de faire tout votre possible pour donner un préavis qui comprend au moins deux jours ouvrables complets.

Habituellement, vous n’avez pas à fournir de renseignements ni de la documentation pour soutenir une demande de service. Toutefois, dans certains cas, par exemple lorsqu’un voyageur utilise une aide à la mobilité ou encore un dispositif d’assistance (comme un concentrateur d’oxygène portatif), les transporteurs pourraient exiger des renseignements (p. ex., le poids et les dimensions de l’aide à la mobilité), ou encore des documents (p. ex., un certificat médical attestant du besoin d’oxygène médical durant les déplacements). Le transporteur pourrait également demander que son personnel médical discute avec le professionnel de la santé traitant le voyageur pour clarifier les besoins de services du voyageur et s’assurer de pouvoir y répondre. Indiquez de manière claire et précise les services dont vous avez besoin et demandez quels services vous pouvez obtenir.

Remarque : Si votre transporteur demande des renseignements ou des documents pour soutenir votre demande de service, il doit offrir d’en conserver une copie électronique pendant au moins trois ans. De cette façon, vous n’aurez pas à fournir les mêmes renseignements ou documents chaque fois que vous utiliserez les services de ce transporteur.

Pour plus d’informations sur les préavis, les renseignements et les documents à l’appui, consultez le document de l’OTC intitulé Guide sur le préavis et documents à l’appui d’une demande de services pour les personnes handicapée.

Prendre des dispositions pour recevoir de l’aide

Version LSQ de ce chapitre
 

Vous pouvez prendre des dispositions pour recevoir de l’aide tout au long de vos déplacements, par exemple :

  • transport pour se rendre à un débarcadère (aire d’arrêt minute) d’une gare située au Canada et en revenir;
  • enregistrement;
  • déplacement dans la gare, y compris au point de contrôle de sûreté;
  • embarquement, correspondance et débarquement;
  • rangement et récupération des bagages;
  • déplacement pour se rendre aux toilettes de bord et en revenir;
  • déplacement dans la zone de contrôle frontalier de la gare;
  • réservation de transport terrestre accessible à partir de votre gare de destination au Canada.

N’oubliez pas que les transporteurs ne sont pas obligés de fournir de l’aide – ou pourrait être seulement tenu de fournir une aide limitée – pour les éléments suivants :

  • manger, prendre des médicaments, utiliser les toilettes;
  • s’installer dans son siège passager ou le quitter, après le départ et avant l’arrivée;
  • s’orienter ou communiquer;
  • fournir une aide physique en cas d’urgence, notamment en cas d’évacuation ou de décompression.

Voyager avec une personne de soutien

Si vous avez besoin d’une telle aide, posez des questions à votre transporteur concernant les déplacements avec une personne de soutien. L’aide fournie par une personne de soutien s’ajoute à celle que le transporteur est déjà tenu de fournir aux passagers handicapés. Par exemple, dans le cas des repas servis par le transporteur, la personne de soutien aide le passager à manger les repas en ouvrant les emballages, en identifiant les aliments et leur endroit, ou en coupant les grosses portions de nourriture. Elle peut l’aider pour l’embarquement et le débarquement, l’aider à ranger et à récupérer son bagage de cabine et lui décrire l’aménagement de l’aéronef, du train ou de l’autobus, et l’emplacement des commodités à bord; ou l’aider au transfert entre son aide à la mobilité et son siège passager, avant le départ et après l’arrivée.

Un transporteur canadien doit fournir un ou des sièges adjacents pour votre personne de soutien sans vous imposer de frais supplémentaires si vos déplacements sont à l’intérieur du Canada, sauf si le transport fait partie d’un itinéraire qui pourrait comprendre un trajet à l’extérieur du Canada (par exemple, des segments intérieurs dans le cadre de vols internationaux).

Remarque : Votre transporteur est tenu de vous fournir une confirmation par écrit des services en matière d’accessibilité que vous recevrez. Vous pourrez ainsi vérifier avant de partir et en cours de route les dispositions qui auront été prises.

Ce rendre et revenir de la gare

Vous devrez également planifier vos déplacements entre votre domicile, la gare et votre dernière destination. Dans les grandes villes, il existe une variété de moyens de transport accessibles : taxis, autobus ou voitures de location. Les petites villes n’offrent peut-être pas autant de choix. Il vous faudra sans doute faire des réservations à l’avance pour vous assurer d’avoir du transport entre vos points A et B. Les exploitants de gare canadiens qui ont des ententes avec des entreprises de transport terrestre doivent s’assurer que le transport à partir de leur gare est accessible.

Sièges et cabines

Version LSQ de ce chapitre
 

Informez votre transporteur de vos besoins concernant votre siège ou votre cabine. Selon la catégorie de service que vous avez demandée, le transporteur doit vous indiquer les sièges ou les cabines libres, et avoir l’équipement et les installations qui lui permettront de répondre le mieux possible à vos besoins en matière d’accessibilité. Donnez de la rétroaction à votre transporteur, car il doit tenir compte de votre opinion avant de vous attribuer un siège ou une cabine.

Il est interdit au transporteur d’imposer des frais de sélection de sièges accessibles.

Remarque : Si vous souhaitez réserver des sièges particuliers, vous devez en faire la demande auprès de votre transporteur bien avant le voyage. Si vous fournissez à votre transporteur un préavis suffisant concernant votre besoin pour un tel siège, il pourra s’assurer que le siège est fourni et, si nécessaire, changer l’attribution de sièges qui a déjà été faite. De plus, si le siège que vous souhaitez réserver se trouve dans une rangée menant sur une issue de secours, le transporteur doit respecter certaines exigences de sécurité et pourrait devoir évaluer votre capacité à répondre à ces exigences avant de vous attribuer le siège que vous avez choisi.

Un transporteur canadien doit fournir le siège supplémentaire sans frais supplémentaires pour des déplacements entre différents points situés au Canada si vous avez besoin d’un siège adjacent supplémentaire en raison de votre handicap, par exemple :

  • pour une personne de soutien qui vous fournit une aide durant vos déplacements que le transporteur ne fournit pas;
  • pour votre chien d’assistance, s’il n’y a pas assez d’espace au plancher à votre siège;
  • si la nature de votre handicap est telle que la limite à un seul siège constituera un obstacle à vos déplacements; par exemple, s’il vous est impossible de plier les jambes ou que vous avez une attelle, ou en raison d’un handicap lié à l’obésité.

En ce qui concerne les voyages à l’étranger, même si l’itinéraire comprend un segment entre différents points au Canada, les transporteurs sont tenus de fournir un siège adjacent supplémentaire, mais sont autorisés à imposer des frais.

Documents et politiques

Vous devez être conscient que votre transporteur pourrait vous demander de fournir des renseignements ou des documents, comme un certificat médical, pour justifier votre demande de siège supplémentaire. Certains transporteurs ont une politique indiquant qui peut agir à titre de personne de soutien. C’est pourquoi il est recommandé de poser des questions à ce sujet avant le départ, par exemple pour savoir s’il y a un âge minimum, ou si la personne de soutien doit être physiquement capable de soulever le voyageur handicapé ou de l’aider en cas d’évacuation. Si votre personne de soutien ne répond pas à l’exigence du transporteur concernant l’âge, mais que vous estimez qu’elle est physiquement ou autrement capable de remplir l’ensemble des tâches, vous pouvez demander au transporteur d’évaluer la capacité de la personne à vous apporter le soutien nécessaire.

Zones tampons en cas d’allergie

Version LSQ de ce chapitre
 

Si vous avez une allergie grave, informez votre transporteur bien avant vos déplacements, ou au moins 48 heures avant le départ.

Vous pouvez demander à votre transporteur d’établir une zone tampon autour de votre siège. Voici ce que cela signifie :

  • vous serez installé dans une banque de sièges libres d’allergène et qui ne fait pas face à une banque de sièges où il pourrait y en avoir;
  • les autres passagers assis dans votre banque de sièges seront avertis qu’un passager a une allergie grave (sans vous identifier); on leur dira à quoi vous êtes allergique afin qu’ils ne consomment pas ni n’utilisent les produits qui pourraient déclencher une réaction allergique.

Vous pouvez également demander d’embarquer à l’avance et de nettoyer votre siège afin de retirer les allergènes potentiels. Vous devez donc être conscient :

  • soit que l’ACSTA pourrait imposer des restrictions sur les types de produits nettoyants qui peuvent être emportés à bord dans les bagages de cabine;
  • soit que votre transporteur pourrait avoir une politique prévoyant qu’il fournira lui même les produits nettoyants.

Il est important que vous emportiez vos médicaments contre l’allergie dans votre bagage de cabine, comme des autoinjecteurs d’épinéphrine ou d’autres médicaments sur ordonnance ou en vente libre, pour vous assurer d’y avoir rapidement accès.

Vous pourriez vouloir emporter votre propre nourriture à bord si vous avez certaines allergies alimentaires.

Remarque : Le transporteur pourrait vous demander de fournir des renseignements ou des documents à l’appui, par exemple un certificat médical. /p>

Pour plus d’informations sur les déplacements dans le cas de personnes ayant une allergie grave, consultez le document de l’OTC intitulé Guide sur les allergies graves.

Aides à la mobilité et dispositifs d’assistance

Version LSQ de ce chapitre
 

Transporter votre aide à la mobilité

Votre transporteur a l’obligation de transporter votre aide à la mobilité, sauf dans les circonstances suivantes :

  • le poids de votre aide à la mobilité dépasse la capacité de l’appareil utilisé pour embarquer les aides à la mobilité; cette situation pourrait se produire si vous avez besoin de rester dans votre aide durant l’embarquement à bord d’un train ou d’un autobus, par exemple.
  • votre aide à la mobilité n’entre pas dans le moyen de transport (par exemple dans la soute à bagages). Dans un tel cas, le transporteur doit vous informer à l’avance des autres moyens de transport vers votre destination qui pourront transporter votre aide à la mobilité. Il doit également vous offrir de faire cette réservation pour vous, au coût qui sera le moins élevé entre le prix de votre trajet original et le trajet de remplacement. Vous trouverez sur le site Web du transporteur des informations sur le poids et les dimensions maximums des aides à la mobilité qu’il peut transporter.
  • vous voyagez par avion et le transport de votre aide à la mobilité risque de compromettre l’exploitation sécuritaire de l’avion.

Vous devez être conscient que votre transporteur pourrait vous demander de fournir des instructions écrites sur le démontage et le réassemblage de votre aide à la mobilité, si c’est nécessaire pour pouvoir l’entreposer durant le trajet.

Lorsque vous prévoyez vos déplacements, posez les questions suivantes :

  • Est-ce que mon aide à la mobilité doit être entreposée durant le trajet, et si oui, à partir de quand devrais-je en débarquer (lors de l’enregistrement ou à la porte/plateforme d’embarquement)?
  • Les aides à la mobilité peuvent-elles être entreposées à bord, ou doivent elles être transportées dans les soutes à marchandises/bagages? Soyez prêts à fournir le poids et les dimensions de votre aide à la mobilité.
  • Y a-t-il un fauteuil roulant de bord?
  • Le fauteuil roulant de bord permet-il d’entrer dans la salle de toilette et d’en sortir?
  • Quels sièges seront les plus accessibles pour moi (p. ex., des sièges avec des accoudoirs amovibles qui facilitent le transfert entre mon aide à la mobilité et le fauteuil roulant de bord)?

Remarque : Demandez à votre transporteur si vous pourrez demeurer dans votre aide à la mobilité durant le trajet. Les traversiers sont habituellement assez vastes pour le permettre, tandis que les trains et les autobus nouveaux ou modifiés (sauf quelques exceptions) doivent avoir des espaces aménagés exprès. Si c’est impossible, vous pouvez demander où votre aide sera entreposée durant le trajet. À bord d’un train et sur chaque pont d’un traversier, il doit y avoir un espace pour entreposer au moins une aide à la mobilité. Si possible, un avion ou un autobus doit permettre le rangement d’une marchette ou d’un fauteuil roulant manuel pliant dans la cabine.

Voici des dispositifs d’assistance couramment utilisés par des personnes handicapées : cannes, béquilles, appareils de communication (par exemple, un dispositif qui transforme les messages écrits en paroles numérisées), appareils de positionnement orthopédiques (pour soutenir et positionner une personne ayant des problèmes de posture) et concentrateurs d’oxygène portatifs. Si vous avez besoin d’un dispositif d’assistance à bord, votre transporteur doit vous laisser l’emporter à condition que ce soit sécuritaire de le faire. Vous devriez fournir au préposé à la réservation des renseignements sur votre dispositif, par exemple indiquer s’il fonctionne avec des batteries ou doit être branché à une source d’alimentation à bord. On pourrait vous demander de fournir des renseignements ou des documents, comme un certificat médical, pour l’utilisation du dispositif d’assistance.

Remarque : Les compagnies aériennes ont des règles concernant l’utilisation de l’oxygène à bord. Renseignez-vous sur leur politique, par exemple pour savoir s’ils fournissent un service d’oxygène ou exigent plutôt l’utilisation d’un concentrateur portatif.

Pour plus d’informations sur les déplacements avec une aide à la mobilité ou un dispositif d’assistance, consultez le document de l’OTC intitulé Guide pour voyager avec une aide à la mobilité et autres appareils fonctionnels.

Organisation du transport terrestre

Version LSQ de ce chapitre
 

Si vous avez besoin d’un transport terrestre pour vous rendre à une gare ou en revenir, il est recommandé de l’organiser à l’avance. Consultez ci-après la section sur les transports terrestres intitulée Arrivé.

Chiens d’assistance

Version LSQ de ce chapitre
 

Confirmation que le chien a été entraîné

Votre transporteur demandera habituellement une confirmation que votre chien d’assistance a été dressé à cette fin. Au moment de votre réservation, il pourrait vous demander de fournir une déclaration attestant que votre chien a été entraîné par une organisation ou une personne spécialisée dans le dressage de chien d’assistance pour effectuer une tâche qui répond à vos besoins liés à votre handicap. Votre transporteur pourrait également exiger que vous lui fournissiez, avant le départ, une carte d’identité ou un autre document qui aura été délivré par l’organisation ou la personne. Le document doit vous identifier et indiquer la même attestation.

Remarque : Si une personne ne peut pas fournir au transporteur une copie d’une carte d’identité ou d’un autre document attestant de la formation de son chien d’assistance lorsqu’elle fait sa demande de réservation – par exemple parce qu’elle n’a pas accès à un ordinateur pour envoyer une copie électronique – elle peut demander au transporteur s’il accepte une déclaration verbale pour l’instant, puis lui envoyer plus tard une copie du document requis.

Espace pour les chiens d’assistance

Votre transporteur doit s’assurer qu’il y a assez d’espace au plancher pour que votre chien d’assistance puisse rester à vos pieds, et que vous et votre chien soyez bien et en sécurité. Vous devriez fournir à votre transporteur des renseignements pertinents sur vos caractéristiques physiques – par exemple si vous avez de longues jambes ou êtes incapable de les plier. Vous devriez également lui indiquer la taille et les autres caractéristiques de votre chien – comme sa capacité à rester roulé en boule. Parfois, en raison d’obstacles sur le plancher, il faudra utiliser l’espace au plancher du siège adjacent pour que le passager et son chien d’assistance puissent partager l’espace de manière sécuritaire et bénéficier d’un confort raisonnable. Si c’est impossible parce que votre chien est trop gros, votre transporteur doit fournir un siège adjacent afin qu’il ait assez d’espace. La seule exception concerne les déplacements à bord des traversiers qui n’offrent pas le service d’attribution de siège aux passagers.

Un transporteur canadien doit fournir le siège adjacent sans vous imposer de frais supplémentaires ni aucuns autres frais, si vos déplacements sont à l’intérieur du Canada.

Pour plus de renseignements sur les déplacements avec un chien d’assistance, consultez les documents de l’OTC intitulés Guide sur les chiens d’assistance and Guide sur l’espace pour les chiens d’assistance à bord des différents moyens de transport.

Ressources

Signaler un problème sur cette page

* Veuillez cocher toutes les réponses qui s'appliquent : (obligatoire)

Date de modification :